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Le lichen scléreux et votre image corporelle : un mélange potentiellement toxique !
HERPÈS : J’AI UN « NOUVEAU LOCATAIRE » DANS MA P’TITE CULOTTE ! 3/4
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Les bienfaits de la thérapie de couple
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La vie sexuelle après un accouchement
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Santé sexuelle et alimentation
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Flash sur l'endométriose
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Prix du mérite 2014
Guérie de l'hépatite C
Prix Hippocrate 2014 :
Le prix Claude-Tourangeau
Conférence : La prévention en 2014
Hépatite C : Nouveaux traitements
Nouveaux traitements pour l'hépatite C
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[Communiqué] Média A — Communications l’Actuel présente
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Éclosion du LGV à Montréal
La bactérie H041 ou « Superbactérie »
ALERTE — Hépatite C
VIH — Le traitement des enfants représente un défi
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Journée mondiale du sida – 1er décembre 2012
Chlamydia et gonorrhée 
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VIH : Des scientifiques du NIH identifient une nouvelle protéine qui inhibe le virus
Dossier sur le PREP (Truvada®)
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Augmentation de la syphilis infectieuse chez les jeunes
INCIVEK™ (télaprévir)
Syphilis chez les femmes au Québec
La Clinique A rue McGill à l'émission Une pilule, une petite granule
La Clinique A rue McGill

Le lichen scléreux et votre image corporelle : un mélange potentiellement toxique !

PAR ROXANA IOANA POPA, stagiaire en sexologie

10 avril 2018

Ne laissez pas vos pensées intimider votre corps. — Auteur inconnu

L’image corporelle…

L’image corporelle résulte de la somme des jugements conscients et inconscients que nous portons sur notre corps et de notre perception filtrée par nos pensées, nos émotions et nos sensations.

L’image corporelle pourrait se diviser en trois photos : le corps réel, le corps idéal et l’apparence.

Le corps réel comprend notre bagage génétique, nos forces et nos limites physiques, ainsi que les changements que le corps subit à travers les années.

L’apparence est la façon dont on présente notre corps au monde extérieur. Cela comprend notre façon de nous habiller, de nous coiffer, de marcher, de parler, etc.

Le corps idéal est l’image mentale du corps rêvé, ce à quoi on aspire. Ce concept est très influencé par les normes socioculturelles, les médias, l’entourage, et notre environnement.

Notre perception de nous-mêmes est influencée par ces trois éléments et elle peut se transformer dans le temps. Malheureusement, l’humain a cette mauvaise habitude de se centrer sur le troisième en se comparant aux autres. Et souvent inconsciemment !

Maintenant… rajoutons une difficulté supplémentaire !

Avec les médias et les réseaux sociaux, c’est difficile de ne pas se comparer aux autres, et ce, même lorsqu’on cadre dans la norme sociale. L’herbe semble toujours plus verte chez le voisin et les autres semblent toujours plus heureux que nous. On nous vend continuellement — et maintenant, de manière démultipliée ou amplifiée par les médias sociaux — la vie idéale, le corps idéal, le partenaire idéal et même le chien idéal ! Ce qui fait en sorte que d’avoir une bonne image corporelle et s’aimer soi-même tel que l’on est peut-être plus difficile que l’on pense.

Maintenant… rajoutons encore une difficulté supplémentaire !

Si vous vivez avec une maladie auto-immune, comme le lichen scléreux, qui s’en prend à vos organes génitaux, qui peut changer votre anatomie génitale et qu’en plus, vous avez l’impression que personne d’autre sur la planète n’est atteint.e de cette maladie à part vous, les chances que vous ayez une perception positive de votre image corporelle pourraient diminuer.

Durant mon parcours comme stagiaire en sexologie, j’ai eu la chance de suivre plusieurs patient.e.s vivant avec cette affection. La plupart se croyaient seul.e.s devant cette difficulté alors qu’ils/elles avaient beaucoup de choses en commun ! J’ai remarqué que les mêmes émotions reviennent souvent lors des rencontres, notamment la détresse, l’incompréhension, la culpabilité et l’anxiété. C’est particulier de constater à quel point le lichen scléreux a un impact sur le fonctionnement quotidien des gens et sur leurs relations interpersonnelles avec les autres. Pour l’expliquer davantage, je vais prendre le temps de décortiquer chaque émotion citée ci-dessus.

LA DÉTRESSE

Tout simplement parce que ça fait mal ! Parce que les organes génitaux ne sont plus comme avant. Parce qu’il faut appliquer plusieurs crèmes par jour. Parce que parfois, ça peut empêcher de travailler, d’avoir une relation sexuelle, de prendre un bain chaud, de porter des jeans ou même des sous-vêtements, de profiter pleinement de sa journée. Et comment expliquer à un employeur qu’on ne peut pas se présenter au travail parce qu’on a vraiment mal à la vulve ?

L’INCOMPRÉHENSION

Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Quand est-ce que ça va s’arrêter ? Est-ce que ça peut évoluer en cancer ? Pourtant j’ai toujours pris soin de ma santé. J’ai pris mes vitamines. J’ai diminué la cigarette, le café, l’alcool, le sucre, le gras, le gluten, etc. J’ai fait du yoga. J’ai pris des marches. J’utilise un savon biologique. Et ainsi de suite…

LA CULPABILITÉ

J’aurais dû prendre plus soin de mon corps. J’aurais dû manger plus santé. J’aurais dû avoir plus de relations sexuelles quand je le pouvais. J’aurais dû profiter plus de la vie avant la maladie. J’aurais dû…

L’ANXIÉTÉ

Vais-je retrouver une sexualité « normale » un jour ? Vais-je arrêter d’avoir mal ? Vais-je avoir du plaisir encore ? Vais-je être capable de dévoiler ma maladie à mon partenaire ? Va-t-il me comprendre ? Va-t-il me rejeter ? Va-t-il trouver mon corps dégoutant ? Va-t-il se tanner de se faire refuser des relations sexuelles ?

Vous n’êtes pas seules…

Ce sont de vrais exemples, de vraies questions et de vraies émotions tirés des consultations. Vivre avec le lichen scléreux n’est pas une affaire banale, surtout quand on a l’impression de vivre tout.e seul.e avec ce poids sur nos épaules.

Avoir une bonne perception de son image corporelle est une tâche assez difficile pour tout le monde, mais quand on vit certaines difficultés dans son quotidien, cela peut sembler insurmontable.

À la Clinique A, nous vous comprenons et nous connaissons votre réalité. Nous pouvons vous aider à trouver du soutien, améliorer votre plan de traitement, répondre à vos questions, vous écouter, vous accompagner durant ce processus et vous aider à améliorer tranquillement votre quotidien, en vous référant aux sexologues et psychologues, afin que vous puissiez vous sentir mieux dans votre corps. Ne restez pas seul.e avec votre diagnostic de lichen scléreux, car vous n’êtes plus seul.e !