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Le dépistage prénatal des ITSS

Par Dr Marc Steben

6 octobre 2015

Les ITSS (infections transmissibles sexuellement ou par le sang) chez la femme enceinte peuvent non seulement affecter la santé de la femme, mais peuvent aussi être à l’origine d’une fausse-couche. Elles peuvent également affecter la santé du nouveau-né.

Ce pour quoi les médecins prescrivent systématiquement un dépistage de ces infections en début de grossesse et que le Guide québécois de dépistage des ITSS en fait l’une de ses recommandations.

Parmi les principales complications liées à la présence d’une ITSS chez une femme enceinte, on compte la possibilité que l’infection ait des conséquences sur le déroulement de la grossesse, et le risque de transmission de l’infection de la mère au bébé.

On dépiste quoi ?

Dans le cadre d’un bilan prénatal complet de base, on propose le dépistage de :

  • l’infection à Chlamydia trachomatis (la chlamydia)
  • l’infection gonococcique (la gonorrhée)
  • la syphilis
  • l’hépatite B
  • l’infection par le VIH

Le dépistage de l’hépatite C ne se fait en général qu’en présence de facteurs de risques.

S'il y a un résultat positif ou des facteurs de risques persistants (par exemple un comportement à risque de la mère ou de son partenaire), le dépistage pourra être répété plusieurs fois, notamment vers la 28e semaine et au moment de l’accouchement. Un suivi étroit est alors nécessaire durant toute la grossesse, car l’efficacité et l’innocuité de certains médicaments, comme certains antibiotiques, peuvent être altérées chez une femme enceinte.

Les complications associées à chaque ITSS

La chlamydia peut entre autres provoquer une rupture des membranes et entraîner un accouchement prématuré, ou accroître le risque de grossesse ectopique. Cette infection se traite toutefois très bien pendant la grossesse.

Si une femme enceinte est atteinte de gonorrhée, elle peut transmettre l'infection à son bébé au moment de l'accouchement, entraînant parfois – mais rarement – un risque de cécité, d’infection articulaire ou d’infection sanguine. Le traitement de cette maladie peut se révéler difficile, car non seulement elle semble avoir développé une résistance à certains antibiotiques, mais en plus les médicaments qui sont normalement les plus efficaces pour la combattre ne passent pas le test de l’innocuité en situation de grossesse.

La complication liée à la chlamydia et la gonorrhée dont on entendait le plus parler est la conjonctivite néonatale. Jusqu’à tout récemment, tous les bébés nés au Québec recevaient obligatoirement des gouttes antibiotiques dans les yeux à la naissance à titre préventif contre cette inflammation oculaire, causée par les bactéries à l'origine de la gonorrhée et de la chlamydia. Or, la diminution de cette infection en Amérique du Nord a amené le MSSS à abroger l’article de loi qui ordonnait aux médecins d’administrer ce médicament aux nouveau-nés.

Si l’incidence de cette complication a diminué, il est toutefois recommandé d’être vigilant, et surtout responsable en se soumettant à un dépistage ou en le demandant, s’il ne vous est pas offert, comme il le devrait.

Il est impératif de traiter rapidement la syphilis chez une femme enceinte, car ses complications peuvent être sérieuses : avortement spontané, accouchement prématuré ou pire encore. De plus, la mère a une chance sur deux de transmettre l’infection au fœtus.

La grande majorité des bébés nés de mères porteuses de l’hépatite B développeront une infection chronique si aucune mesure n’est prise. Heureusement, un dépistage précoce suivi d’une vaccination et d’un traitement permet de prévenir la plupart de ces infections néonatales.

Une femme enceinte atteinte du VIH qui ne suit pas de traitement a de 25 % à 30 % de chances de transmettre le virus à son bébé, ce pourcentage pouvant baisser jusqu’à 0,20 %, si elle suit un traitement antirétroviral. D’où, encore une fois, l’importance du dépistage!

Le mot de la fin

Si la santé de bébé nous incite à être plus responsables et prudents, il devrait aussi en être ainsi à l’égard de notre propre santé et de celle de tous ceux qui nous entourent. Nous ne le répéterons jamais assez : quiconque est actif sexuellement est (ou devrait être) conscient de la nécessité de passer des tests de dépistage des infections transmises sexuellement ou par le sang (ITSS) au moins une fois par année.

Des questions? Des inquiétudes? En tout temps, vous pouvez communiquer avec la Clinique A McGill pour prendre un rendez-vous.
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Outils et références :
Guide québécois de dépistage – Infections transmissibles sexuellement et par le sang
Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement – Femmes enceintes

Dépliants informatifs du MSSS :

Le dépistage des ITSS, Clinique médicale l'Actuel