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Les gars, le VPH, ça vous concerne aussi !

18 mars 2015

La médiatisation qui a entouré le cancer de la gorge de l’acteur Michael Douglas aura certainement eu un effet très positif, celui de faire comprendre à tous que le virus du papillome humain (VPH), ce n’est pas seulement l’affaire des femmes.

Interviewé en 2013 par un journaliste du très sérieux quotidien britannique The Guardian, Michael Douglas avait révélé -- à la surprise de tous -- que son cancer de la gorge n’avait pas été causé par la consommation de tabac ou d’alcool, mais bien par la pratique du cunnilingus. « Le VPH une maladie sexuellement transmissible qui cause le cancer », avait-il déclaré.

Nombreux, très nombreux (!) sont ceux et celles qui ont été ébranlés par cette déclaration, dont le bien-fondé a par la suite été confirmé par plusieurs autorités médicales. Car c’est vrai : toute personne active sur le plan sexuel est à risque d’être infectée par le VPH, quel que soit son sexe ou son orientation sexuelle. Sus aux mythes entourant le VPH!

À propos du VPH

Le VPH consiste en une famille d’une centaine de virus, qui ne sont pas tous aussi dangereux les uns que les autres. Les souches 16 et 18 sont la cause de 77 % des cancers du col utérin, et de 90 % des cancers de l’anus. Le cancer de l’oropharynx — celui de Michael Douglas, est un cancer plutôt rare dont les facteurs de risques les plus courants sont la cigarette et l’alcool.

Éliminer le cunnilingus?

De plus, les infections au VPH sont cinq fois plus fréquentes au niveau génital que buccal. Les chances de recevoir un diagnostic de cancer en raison de la pratique du cunnilingus sont donc très faibles. Il reste que c’est un facteur de risque établi, de dire le Dr Joseph Monsonego, spécialiste de la prise en charge des pathologies associées au VPH et coordinateur des essais cliniques sur les vaccins et tests VPH dans le dépistage en France. Il ajoute cependant que « la cavité buccale dispose de ressources immunitaires fortes permettant d’éliminer naturellement ces virus dans une forte proportion ». Donc… pas besoin d’éliminer pour l’instant cette pratique ☺.

Parlons vaccination contre le VPH

Fort heureusement, il existe aujourd’hui (pour ceux et celles qui n’ont pas encore contracté le virus) un moyen de se protéger. Bien que Santé Canada préconise la vaccination pour les filles* et les garçons de 9 à 26 ans, le programme d’immunisation gratuite au Québec ne vise principalement que les filles de 9 à 17 ans. Il est toutefois possible (et recommandé!) de se procurer le vaccin autrement. > Modification, le 7 septembre 2016 : « Réservé aux filles depuis 2008, le vaccin contre le virus du papillome humain sera offert gratuitement à tous les enfants de 4e année dès cet automne, ce qui fera du Québec la quatrième province à étendre sa couverture anti-VPH aux garçons. » — La Presse, 2 septembre 2016

Les deux vaccins disponibles au Canada (Gardasil et Cervarix) sont actifs contre les deux souches les plus agressives du virus (16 et 18), le Gardasil étant de plus actif contre les souches 6 et 11.

Un tout nouveau vaccin

Le nouveau vaccin Gardasil 9 protège contre les mêmes types de VPH (6, 11, 16, 18) que Gardasil en plus de 5 autres types (31, 33, 45, 52 et 58). Il est maintenant approuvé au Canada et la Clinique A rue McGill est la première clinique à l’offrir au Québec.

Merci Hollywood!

Donc, un grand merci à Michael Douglas, sans qui le lien entre le cancer de l’oropharynx et le virus du papillome humain n’aurait pas fait la une des médias. Il en est certainement résulté un courant important de sensibilisation à ce risque, et également une ouverture à la vaccination des garçons, pourtant recommandée par nos autorités médicales depuis 2010, pour prévenir les cancers les plus courants associés au VPH.

Les mots d’ordre? Prévention, vaccination et dépistage. Parlez-en à votre médecin!

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*Fait très important à noter : pour les femmes, le vaccin ne remplace pas toute autre action de dépistage (test PAP ou autre). En savoir plus sur le VPH.