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Hygiène féminine : finies les obsessions!

26 août 2015

En matière d’hygiène intime, les femmes d’aujourd’hui pèchent souvent par excès. Non seulement souhaitent-elles se sentir « fraîches » en tout temps, mais elles redoutent plus que tout leurs « odeurs intimes », craignant que leurs partenaires amoureux ne les « remarquent » et s’en plaignent. Est-ce une crainte fondée?

Désir, séduction… et sécrétions!

Selon la Dre Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue, « il faut savoir accepter que la vulve soit un endroit humide qui possède une odeur spéciale ». Les sécrétions ou « pertes » quotidiennes (que l’on appelle aussi « la glaire cervicale ») assurent la lubrification, l’hydratation et le nettoyage du vagin et permettent aussi le passage des spermatozoïdes. Les femmes produisent également un autre genre de sécrétions lorsqu’elles sont excitées sexuellement : la cyprine. Et, toujours selon la Dre Solano, toutes ces sécrétions sont aphrodisiaques… Alors, pourquoi vouloir en éradiquer l’odeur à tout prix?

Ce qu’il faut savoir…

Les femmes sont munies d’un formidable système interne d’autoprotection : la flore vaginale. On désigne ainsi l’ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le vagin et qui en assurent la protection. Adhérant à la muqueuse vaginale, ce microbiote mène un combat perpétuel contre les « mauvaises bactéries » en produisant des substances de défense et en faisant en sorte que l’acidité naturelle du vagin se maintienne à un niveau de pH qui soit défavorable au développement de ces bactéries. Bref, notre bien-être « intime » réside dans l’équilibre naturel de cet environnement.

Se laver « mieux »

Dans ce domaine (comme dans beaucoup d’autres domaines, d’ailleurs), on pourrait dire que « trop, c’est comme pas assez ». Les facteurs de fragilisation de la flore vaginale sont nombreux. Il faut éviter les pratiques « décapantes » et les produits déodorants qui provoqueront le contraire de l’effet recherché en créant des irritations et un déséquilibre de la flore, et qui favoriseront les infections.

L’idéal, c’est de faire sa toilette intime tous les jours, en lavant les organes génitaux externes avec de l’eau ou un savon non parfumé au pH neutre, et se rappeler que l’intérieur du vagin n’a pas besoin d’être dérangé (car, comme on le disait plus haut, il est autonettoyant).

Non aux douches vaginales!

« Ni nécessaires ni recommandées, elles peuvent perturber l’équilibre naturel d’acidité de votre vagin et augmenter le risque d’irritation », selon le Réseau canadien de la santé des femmes. Une autre bonne raison de les éviter, une étude récente a révélé que les produits vendus sur le marché pour les douches vaginales exposent leurs utilisatrices à des produits chimiques dangereux, soit les phtalates, reconnus comme étant des perturbateurs endocriniens.

Quelques conseils, en vrac

  • Changer de sous-vêtements tous les jours, et préférer le coton aux matières synthétiques
  • Ne pas porter de pantalons ou collants trop serrés pour éviter les irritations et infections
  • Ne pas porter de protèges slips tous les jours
  • Changer souvent de tampons et de serviettes hygiéniques (au moins à toutes les quatre heures
    — Les serviettes sont préférables aux tampons si vous êtes sujettes aux infections récurrentes
  • Après les selles, s’essuyer de l’avant vers l’arrière

L'hygiène féminine et la sexualité 

Le meilleur moyen d'éviter les infections vaginales, transmises ou non sexuellement, c'est d'utiliser un condom en tout temps. Il devrait être utilisé systématiquement et correctement lors de toute activité sexuelle en dehors d’une relation monogame avec un partenaire non infecté.

Pour les femmes qui la pratiquent, la pénétration anale ne devrait jamais précéder une pénétration vaginale. C'est presque un ticket assuré pour une belle infection, un cadeau pour les mauvaises bactéries qui se feront une fête dans le microbiote vaginal! À tout le moins, il serait recommandé de changer de condom.

Après un rapport sexuel, s'il est recommandé d'uriner pour l’effet « chasse d’eau » qui diminue les risques d’infection urinaire au cas où des microbes seraient présents près de l’ouverture de l’urètre, il est, encore une fois, tout à fait déconseillé de se laver l'intérieur du vagin.

Le mot de la fin

On raconte que Napoléon avait écrit à Joséphine « Ne te lave pas, j’accours et dans huit jours je suis là! », impatient de retrouver les odeurs naturelles de son épouse, qui excitaient son désir. Autres temps, autres mœurs?

Lien utile :

Prendre soin de votre vagin - Fiche du Réseau canadien pour la santé des femmes