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Fin du désir… Fin du couple?

18 septembre 2015

Même en 2015 dans une société plutôt libre, le sujet du sexe demeure difficile à aborder. Encore plus celui du « manque de sexe » dans le couple. Pas étonnant qu’ils fassent partie des mots les plus fréquemment recherchés sur Google.

Selon la psychologue et sexologue Cheryl Fraser, les couples qui n’ont pas de vie sexuelle ne sont pas rares — de 10 % à 20 % des couples en Amérique du Nord n’auraient plus de relations sexuelles. « Et bon nombre d’entre eux sont des unions heureuses », ajoute-t-elle. Encore faut-il que les deux partenaires soient sur la même longueur d'onde, et qu’ils ne se sentent pas frustrés en secret.

L’histoire d’Alice

Alice (prénom fictif) a vécu 25 ans avec son mari, avec qui elle a eu trois enfants. Une famille idéale, vue de l’extérieur. Et de l’intérieur aussi. Beaucoup d’amour, de complicité, de projets communs, les mêmes valeurs, des moments réservés bien à eux, aussi. Mais pas de relations sexuelles, pendant plus de sept ans. « La seule amie à qui je m'étais confiée m’avait dit "Tu as de la chance, toi, tu parles avec ton mari. Nous, on baise, mais on ne parle pas…", raconte-t-elle. « Je pensais que le sexe, c’était terminé pour moi. »

Jusqu’au jour où elle croise par hasard un amour d’adolescence qui lui dit simplement : « Tu es belle, autant qu’avant, même plus ». « Paf… les écluses se sont ouvertes. Je me suis mise à ressentir du désir comme jamais je n’en avais ressenti. Alors que je pensais être pratiquement morte sur ce plan-là, je me sentais femme à nouveau. Cette pulsion était si forte que j’ai enfin eu le courage d’aborder la question avec mon mari, qui m’a dit qu’il ‘m’adorait, comme personne, comme mère, mais qu’il n’était plus amoureux de moi’. Nous nous sommes séparés. À ce jour, je n’arrive pas à savoir si j’avais cessé de l’aimer ou si je l’aime encore. Mais une chose est sûre, pour continuer d’exister, je devais pouvoir vivre une sexualité. »

Un sentiment de honte chez les femmes…

L’histoire d’Alice n’est pas rare. Mais peu de femmes osent en parler, étant en proie à un sentiment de honte. Honte de ne pas être « normale ». Honte de ne pas arriver à susciter le désir chez leur homme, surtout que le mythe connu veut que ce soient les femmes qui en général se montrent récalcitrantes face à « la chose »...

...et chez les hommes

Lors de longs épisodes d’abstinence, les hommes également peuvent ressentir un sentiment de honte, le sentiment d'être inadéquat. L’anxiété de performance peut avoir des effets inhibiteurs. La baisse de testostérone peut aussi jouer sur la fréquence ou le degré de désir. Une étude américaine a démontré que devenir père ferait baisser le taux de testostérone, en raison d’un important ajustement émotionnel, psychologique et physique.

L’herbe semble toujours plus verte chez les voisins

Au moment où la décision de sa séparation était en train de se prendre, Alice avait mené sa propre enquête auprès de ses ami(e) s. « Mes "statistiques" étaient surprenantes. Pendant des années, je pensais que j’étais anormale, que tout le monde autour de moi avait une vie sexuelle active. Mon mari et moi étions tout de même l’exception, après une si longue abstinence, mais je me suis vite rendu compte que l’herbe n'est pas nécessairement plus verte chez le voisin. »

Qui a tué le désir?

Ayant longtemps blâmé son mari à cause de ses commentaires sur son poids, Alice a compris finalement que le problème était plutôt en elle. Elle ne s’aimait pas, physiquement. C’était la source principale de leur éloignement physique, qui a eu raison de leur couple. Elle en était venue à avoir presque peur que son mari ait envie de faire l’amour. « Je souhaitais en secret qu’il ait une maîtresse, de temps à autre… » Faire l’amour la renvoyait à son propre malaise intérieur, qu’elle était incapable de confronter. « J’ai fini par convaincre mon mari que je n’étais pas belle », conclut-elle. Mais les choses ont changé, pour elle. « Je me sens aujourd’hui plus belle qu’à vingt ans. »

La faute à personne

Outre l’arrivée des enfants, susceptible de ralentir la fréquence des ébats — difficile en effet de se retrouver dans un environnement propice à l’intimité quand on a des marmots qui courent partout, pire encore des ados en rébellion qui suscitent de vives inquiétudes, d'autres facteurs ont une incidence sur la passion du couple.

La libido varie d’une personne à l’autre, pour plusieurs raisons : la fatigue et le stress, évidemment, mais parfois il y a des douleurs durant les rapports sexuels, des vaginites ou cystites à répétition ou autres problèmes physiologiques. Dans ces cas précis, il est important de consulter un professionnel de la santé qui peut sans doute aider.

Mais, selon la plupart des sexologues, l'écart de désir entre partenaires trouve habituellement sa source sur le plan de la communication. La libido, dit-on, « est souvent un bon indicateur de l’entente dans le couple. »

C’est quoi, une vie sexuelle normale?

Le blogueur John Kinnear, père de famille, explique qu’à force de se faire rabâcher que si un couple n'a pas suffisamment de relations sexuelles, il va s'éteindre, il a décidé, au terme d’une réflexion avec sa femme, « de laisser tomber l’idée que le sexe était la solution ou le béton dans son mariageNous avons décidé de mettre l’accent sur la partie intimité de l’intimité physique et non sur la partie physique. Nous avons rangé nos téléphones intelligents, pris soin de nous réserver du temps. Nous avons parlé, flirté… Il n’y avait plus de pression, le sexe n’était plus à l’agenda, il y avait NOUS, à l’agenda. » Il en est résulté... qu’ils se sont remis à faire l’amour, avec beaucoup moins de stress et beaucoup plus de spontanéité !

Le mot de la fin

La « normalité » est un concept abstrait et subjectif, sinon chimérique. Toutefois, idéalement, l'intimité devrait être présente dans un couple. Un sentiment d’intimité avec un grand « I », au sens large, et pas uniquement sur le plan sexuel. Il s'agit de savoir ce que vous et votre partenaire souhaitez, ce dont vous avez tous les deux besoin. Des solutions existent. « Ne rendez pas les armes trop vite! » nous dit Alice.

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