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Herpès : j’ai un « nouveau locataire » dans ma p’tite culotte !

Comment reconnaitre le virus herpès simplex de type 2, par Danick Roussel, B.A. sexologie

22 novembre 2017

Tu viens d’apprendre que tu as un « locataire » dans ta culotte : M. Herpès Simplex… Bien que très souvent, M. Herpès se montre relativement docile, lorsqu’il sort de sa cachette, il n’est pas toujours commode : il s’annonce plus ou moins subtilement avant de sortir, il pique, il chauffe et il se présente toujours au mauvais moment ! Parfois, il t’étourdit et te donne de la fièvre. Mais appelons-le tout de même « locataire », puisqu’il vaut mieux essayer de s’entendre avec lui, sachant qu’il ne partira pas de chez toi.

En effet, lorsque le virus a infecté l’organisme, il y reste, puisqu’il est impossible pour le corps de l’éliminer complètement. Les traitements actuels sont d’ordre palliatif et ne permettent pas l’éradication complète du virus.

Bien sûr, il est important de comprendre et de savoir comment faire pour ne pas le présenter à d’autres personnes, mais ce sera le sujet d’un prochain article ! Tout d’abord, comment reconnaitre que c’est bel et bien lui ?

Le profil de ton locataire : les symptômes

Avant de s’inquiéter de quoi que ce soit par rapport à ta nouvelle colocation avec M. Herpès, il est important que tu t’assures que c’est bel et bien lui et que tu ne le confonds pas avec un autre de ses cousins, c’est-à-dire une autre affection allergique, dermatologique ou infectieuse qui lui ressemble. Il existe deux types de virus d’herpès simplex, le type 1 et le type 2. Le type 1 est présent dans la majorité des infections de la région buccale, bien que celui-ci puisse également se retrouver dans la région anogénitale. Le type 2, quant à lui, se retrouve seulement dans la région anogénitale, sauf de très rares exceptions. Les deux se manifestent sous forme de symptômes de picotements et brulures localisées, puis de vésicules, de pustules, de plaies ou de croutes, selon l’étape d’évolution de la lésion herpétique.

Lors de l’infection initiale par le virus de type 2, il se peut que les lésions reviennent en vague, surtout si la personne n’a pas reçu de médicaments antiviraux, puisque l’organisme n’a pas encore d’anticorps pour diminuer la multiplication du virus. Cette première infection est habituellement la plus sévère. Elle peut dans certains cas s’accompagner de fièvre, de maux de tête, d’étourdissements, de douleurs musculaires, de nausées et de fatigue. En d’autres termes, un peu comme les symptômes d’une grippe. Elle disparaitra d’elle-même après 10-14 jours, si aucun médicament oral n’est pris. Par la suite, ces éruptions cutanées vont revenir et repartir ainsi, mais de façon beaucoup moins sévère et de manière localisée, au niveau génital ou anal, peu importe le type de relation sexuelle que la personne aura eu. En effet, même en l’absence de lésions, le virus est toujours dans l’organisme et peut ressurgir à tout moment, il peut même être « présent », donc contagieux, sans lésions. C’est ce qu’on appelle l’excrétion asymptomatique, nous y reviendrons lors de la chronique sur la prévention de la transmission.

Au départ, l’infection s’est produite parce qu’il y a eu un contact peau à peau. Il faut entendre par cela qu’il y a eu contact entre les lésions herpétiques d’une personne où il y avait une quantité suffisante de virus ayant trouvé une porte d’entrée pour pénétrer dans l’organisme d’une autre.

Lorsque’une lésion apparaît, il est important d’aller le plus rapidement possible chez le médecin pour que celui-ci puisse faire un examen visuel des marques d’infection cutanées, ainsi qu’un test d’identification virale pour confirmer l’examen visuel. Ces tests peuvent être une culture effectuée directement sur les boutons ou encore mieux, un test d’amplification des acides nucléiques connu en anglais sous le nom de Polymerase Chain Reaction (PCR). En plus de confirmer le diagnostic de l’examen visuel, ces tests renseignent sur la souche du virus présente dans le corps de la personne. Finalement, un test de sérologie sanguine, s’il est effectué dans les bons délais (quelque temps après l’infection initiale), peut également vérifier s’il y a présence d’anticorps dans le sang, le virus se trouvant dans les ganglions des nerfs sacrés.

Si le diagnostic est confirmé, pas de panique ! Il est possible de bien vivre avec l’herpès dans la vie de tous les jours et de continuer à avoir une sexualité satisfaisante. Il ne faut surtout pas hésiter à consulter un sexologue ou un autre professionnel de la santé avec lequel tu pourras discuter plus longuement de tes inquiétudes à l’égard de ton nouveau locataire.

La Clinique A offre des rendez-vous (gratuit !), avec nous, stagiaires en sexologie, pour des consultations individuelles ou de couple dans le but de te soutenir et de t’accompagner. Nous serons présents jusqu’à la mi-avril. Clique ici pour plus d’informations.

Aussi, j’anime des groupes de soutien pour les personnes vivant avec l’herpès, en collaboration avec le CAPAHC et le portail VIH/sida du Québec. Clique ici pour plus d’informations.

Voilà ! Tu connais maintenant la meilleure façon de reconnaitre s’il y a présence de M. Herpès simplex dans ta p’tite culotte. Et qui sait ? Un jour, arriverez-vous à bien cohabiter !