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L’ABC du VIH en 2015

30 novembre 2015

Le VIH est un virus qui atteint le système immunitaire, aujourd’hui considéré comme une affection chronique, là où les traitements sont accessibles, et non plus comme une maladie dont on peut mourir.

Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), lorsqu’elles sont sous trithérapie, ont une espérance de vie semblable aux personnes séronégatives. Cependant, bien que les traitements soient aujourd’hui plus simples et leurs effets indésirables moins néfastes, la prise de médicaments tous les jours pour toute la vie demeure une circonstance non souhaitable.

On ne guérit pas du VIH. Ce que les traitements antirétroviraux permettent d’atteindre, c’est la suppression virale. C’est-à-dire que le système immunitaire des PVVIH sous traitement reste fort, si bien qu’elles peuvent mener une vie quasi normale.

Malheureusement, beaucoup de mythes persistent entourant le VIH et les personnes séropositives, et les préjugés contribuent à leur stigmatisation et nuisent à la prévention ainsi qu’à l’atteinte des objectifs d’éradication du VIH fixés par l’ONUSIDA.

Quelle est la différence entre VIH et sida ?

Le VIH, c’est l’acronyme du nom donné au Virus de l’Immunodéficience Humaine.

Le sida, c’est l’acronyme du nom donné au stade avancé de l’infection par ce virus, lorsque le système immunitaire ne peut plus se défendre contre les infections opportunistes : le Syndrome de l’Immunodéficience Acquise.

Donc, une personne atteinte du sida est nécessairement porteuse du VIH, mais le contraire n’est pas vrai ; une personne infectée par le VIH n’aura, si elle est traitée, fort probablement jamais le sida.

Les traitements permettent aujourd’hui de faire en sorte que la charge virale devienne indétectable, donc très petite, et que l’infection ne se développe pas — mais le virus demeure dans l’organisme, et en cas d’arrêt de la médication, la charge virale augmente.

Avec les traitements antirétroviraux, le sida se fait de plus en plus rare. Donc, aujourd’hui, dans le langage de tous les jours, on ne dit pas « sidatique » ou « sidéen » ou « porteur du sida » en parlant d’une personne infectée par le VIH ; on dit : une personne séropositive ou vivant avec le VIH.

Qui est le plus à risque de contracter le VIH ?

Certaines personnes sont plus à risque de contracter le VIH. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH ou HARSAH) sont particulièrement touchés. En 2014, ils représentaient 54 % des personnes nouvellement infectées au Canada, suivis par les hétérosexuels (33 %) et les usagers de drogues injectables (11 %). 23 % des nouvelles personnes infectées par le VIH étaient des femmes.

Certains comportements sont particulièrement à risque : les pénétrations vaginales ou anales non protégées, les rapports sexuels avec partenaires multiples non protégés, le partage de seringues, les tatouages ou les piercings lorsque le matériel n’est pas stérile.

Même si certaines populations sont plus touchées que d’autres, le VIH atteint tous les groupes de la société, y compris les plus privilégiés, qui peuvent erronément se sentir à l’abri.

Comment prévenir le VIH ?

Plusieurs moyens existent pour se protéger de la transmission du VIH, avec en tête, l’utilisation systématique et adéquate du condom.

La PPE (prophylaxie post-exposition) consiste en la prise de médicaments dans les 72 heures suivant une exposition au VIH ou une prise de risque volontaire ou involontaire, par exemple, si le condom a brisé. Cette méthode ne devrait pas être considérée comme une sorte de « pilule du lendemain », mais bien comme une médication d’urgence circonstancielle. La prise de la PPE devrait toujours être discutée avec un professionnel de la santé et prescrite par un médecin.

La PrEP (prophylaxie pré-exposition) s’adresse à des personnes non infectées, mais hautement exposées au VIH. Elle consiste en la prise d’antirétroviraux afin de réduire le risque d’infection. Elle devrait être utilisée en combinaison avec d’autres moyens de protection, notamment l’utilisation du condom. Cette nouvelle méthode de prévention a prouvé, lors de multiples recherches et études cliniques, une efficacité de plus de 90 % et représente une avancée remarquable dans la lutte au VIH. Elle devrait aussi être préalablement discutée avec un professionnel de la santé et prescrite par un médecin.

Pourquoi pense-t-on pouvoir éradiquer le VIH

À l’initiative de l’ONUSIDA, on travaille aujourd’hui à faire en sorte que le VIH ne soit plus une menace pour la santé publique d’ici 2030.

Pour y arriver, nous devons atteindre les objectifs suivants :

Dépistage : veiller à ce que 90 % en 2020 et 95 % en 2030 des personnes infectées par le VIH soient dépistées. On estime qu’environ 25 % des personnes infectées ignorent qu’elles sont séropositives. On ne le dira jamais assez, toute personne active sexuellement devrait se faire dépister régulièrement, plus souvent en cas de partenaires multiples ou de changement de partenaire.

Traitement : s’assurer que 90 % en 2020 et 95 % en 2030 des personnes dépistées infectées par le VIH soient traitées, et ce, le plus tôt possible. Une étude récente a démontré que plus le traitement est précoce, plus il est efficace.

Charge virale indétectable : faire en sorte, par une prise en charge efficace, que 90 % en 2020 et 95 % en 2030 des PVVIH sous traitement atteignent une charge virale indétectable. Une charge virale indétectable, en plus de garantir une meilleure qualité de vie pour la PVVIH, réduit considérablement les risques de transmission.

Objectif zéro : zéro nouvelle infection, par la prévention de la transmission ; zéro décès lié au VIH/sida, par le traitement des personnes infectées et zéro discrimination, qui pourrait se traduire ici par l’éducation et l’information des populations au sujet de la séropositivité et du VIH.

Malheureusement, les tabous et préjugés nuisent aux efforts de prévention : les partenaires sexuels risquent d’hésiter à parler ouvertement de prévention, du condom ou de statut sérologique ou même de consulter un médecin pour passer des tests de dépistage plus fréquemment selon l’activité sexuelle. Votre médecin, après l’évaluation de vos facteurs de risque, peut décider avec vous de la fréquence des dépistages, annuels, aux 6 mois ou aux 3 mois. La stigmatisation des personnes séropositives peut aussi nuire à l’efficacité des traitements, soit en augmentant les risques de précarité physique et de détresse psychologique qui peuvent réduire l’adhérence au traitement.

Défaire les mythes et combattre les préjugés fait partie intégrante de la lutte au VIH.

#égalsexy

Être bien informé, utiliser le bon vocabulaire, parler ouvertement de prévention avec ses partenaires et son médecin, se préoccuper de sa santé sexuelle (et de celle des autres) en passant régulièrement des tests de dépistage pour le VIH et les ITSS, sont tous des moyens de contribuer à la lutte au VIH et à son éradication.

Liens utiles :

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