Centre de santé sexuelle & santé voyage dans le Vieux Montréal 514 787-0055 - RDV en ligne

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J’ai quelque chose à te dire...
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Lichen scléreux, sexualité et intimité
Le blogue #égalsexy par Mélanie Couture
Test Pap et vaccin contre le VPH : formule gagnante pour prévenir le cancer du col de l’utérus
SERVICE SEXOLOGIQUE À PRIX MODIQUE
Le blogue #égalsexy, par Pierre-Bruno Rivard
Le blogue #égalsexy, par Anne-Marie Losique
L’épilation intime, oui ou non ?
La sexualité trans, par Huguette St-Denis
Le blogue #égalsexy, par Anne-Marie Dupras
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La sexualité des aînés, par Janette Bertrand
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Quelques réflexions sur la vie avec des condylomes
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L’ABC du VIH en 2015
Quelques nuances de BDSM
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Tatouages sans risques
Le dépistage prénatal des ITSS
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Réduire le risque du cancer de la prostate : à vous de… jouer!
Combien de fois on fait l'amour pour vrai?
Journée mondiale contre l’hépatite
L'amour, l'été
Vous partez en voyage? N’oubliez pas les vaccins!
Les ITSS en hausse chez les 50 ans et +
La trousse santé en voyage : un must!
La pansexualité, qu’est-ce que c'est?
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À propos de l’homéopathie
La vie sexuelle après un accouchement
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Histoires de viols : l’importance de croire les victimes
Cent mille raisons de bouger!
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Santé sexuelle et alimentation
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Je sens une « bosse » dans mon sein !
Les gars, le VPH, ça vous concerne aussi !
Flash sur l'endométriose
Journée de la femme et Contraception : la pilule en continu
Combattre la discrimination pour une meilleure santé publique
L’herpès ou « les feux sauvages de l’amour »
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Dr Réjean Thomas est nommé Grand Montréalais
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Guérie de l'hépatite C
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Le prix Claude-Tourangeau
Conférence : La prévention en 2014
Hépatite C : Nouveaux traitements
Nouveaux traitements pour l'hépatite C
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Éclosion du LGV à Montréal
La bactérie H041 ou « Superbactérie »
ALERTE — Hépatite C
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Journée mondiale du sida – 1er décembre 2012
Chlamydia et gonorrhée 
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La gonorrhée inquiète l'OMS
VIH : Des scientifiques du NIH identifient une nouvelle protéine qui inhibe le virus
Dossier sur le PREP (Truvada®)
Réjean Thomas, rédacteur d'un jour au journal Métro
Augmentation de la syphilis infectieuse chez les jeunes
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Syphilis chez les femmes au Québec
La Clinique A rue McGill à l'émission Une pilule, une petite granule
La Clinique A rue McGill

Test Pap et vaccin contre le VPH : formule gagnante pour prévenir le cancer du col de l’utérus

par Dr Marc Steben

17 octobre 2016

Semaine de sensibilisation au cancer du col de l’utérus — du 17 au 21 octobre

Le test Pap fait désormais partie de la routine d’un très grand nombre de femmes qui souhaitent s’assurer qu’un cancer du col de l’utérus n’est pas en train de se développer. Fort heureusement, ce cancer est rare chez les femmes qui passent un tel test aux 2-3 ans. La majorité des cancers du col sont chez celles qui ne s’y soumettent pas, ou trop rarement. 

Cependant, la prévention du cancer du col utérin ne s’arrête pas là. Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a enlevé la limite d’âge de 45 ans pour recevoir le vaccin contre le VPH. Les femmes qui n’ont pas de partenaire stable ou qui ont déjà eu des lésions auraient avantage à recevoir le vaccin. De plus, les femmes déjà infectées ou qui ont eu des lésions causées par le VPH ont moins de récidives de leurs lésions si elles ont reçu le vaccin.

Les résultats anormaux du test Pap sont, dans la grande majorité des cas, causés par le VPH. 

Qu’est-ce que le Test Pap ?

C’est un test qui consiste à gratter des cellules du col de l’utérus qui seront ensuite observées au microscope pour voir si certaines d’entre elles sont normales, potentiellement précancéreuses ou cancéreuses.

Qui devrait passer un Test Pap et à quelle fréquence ? 

D’une manière générale, toutes les femmes sexuellement actives (ou qui l’ont déjà été) et qui ont plus de 21 ans devraient passer un test Pap de façon régulière. Au Québec, les lignes directrices sur le dépistage du cancer du col utérin par le test cytologique recommandent que l’intervalle entre les tests de dépistage soit de deux à trois ans. Il peut être recommandé à certaines femmes plus à risque de se faire dépister plus fréquemment, qu’elles aient eu des relations sexuelles avec des hommes ou des femmes.

Qu’est-ce que le VPH ?

VPH est l’abréviation de « virus du papillome humain ». Il existe de nombreux types de VPH. Parmi ceux-ci, environ une quarantaine sont transmissibles sexuellement, lesquels sont classés en deux catégories : ceux qui sont à faible risque de cancer et ceux qui sont à risque élevé de cancer. Les souches de VPH à risque élevé provoquent parfois des transformations précancéreuses des cellules du col utérin, qui peuvent éventuellement se développer en cancer du col utérin. 

Le VPH cause-t-il nécessairement le cancer ?

On attribue aux types de VPH le rôle principal dans le cancer du col. Les changements constatés au col de l’utérus résultent la plupart du temps de l’un des VPH, mais cela ne veut pas dire que le fait d’avoir un VPH entraîne inexorablement un cancer du col de l’utérus. D’autres facteurs peuvent jouer un rôle important, tels que fumer, une faiblesse du système immunitaire, des rapports sexuels sans protection depuis un jeune âge, de mauvaises habitudes alimentaires (notamment une déficience en vitamine A, B et C), le stress, l’absence de condoms ou autres moyens de contraception dits « de barrière », et la présence d’autres ITSS, comme la chlamydia. Chez les femmes infectées par le VPH à haut risque, jusqu’à 30 % auront des cellules précancéreuses traitables et 3 % auraient le cancer du col.

Près des trois quarts des personnes actives sexuellement, hommes et femmes, contracteront un ou plusieurs VPH au cours de leur vie. On peut être infecté à plusieurs reprises par le même type de VPH. Ce virus est la plupart du temps asymptomatique, mais plusieurs auront eu des condylomes, tests Pap anormaux ou opérations sur le col pour enlever des cellules précancéreuses.

Le vaccin contre le VPH : une protection sûre

Les cas de cancer du col utérin associés au VPH sont causés par sept souches spécifiques de ce virus à haut risque sans compter les deux virus qui donnent des verrues anales ou génitales ou aux cordes vocales. Les vaccins contre le VPH qui sont approuvés au Canada offrent une protection contre ces souches, et peuvent empêcher le développement de la majorité des cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus, de la bouche et de la gorge. Ils protègent également contre les condylomes ou verrues anales ou génitales ou aux cordes vocales causées par un VPH à faible risque de cancer, mais nécessitant des biopsies, traitements destructeurs et plusieurs visites de suivi.

Vaccin VHP + test Pap = la combinaison gagnante 

Le vaccin contre le VPH ne doit pas remplacer le dépistage du cancer du col de l’utérus. Si vous avez fait le choix (excellent) de vous faire immuniser contre le VPH, vous devez quand même passer un test Pap régulièrement. Et inversement, si vous avez passé un test Pap, quel que soit le résultat, mieux vaut vous faire vacciner contre le VPH. Le test Pap est le seul moyen de détecter les cellules anormales. 

Une bonne nouvelle, même quand les nouvelles ne sont pas si bonnes…

La plupart des femmes qui reçoivent un diagnostic de lésion du col de l’utérus ne développent pas un cancer du col. Et même lorsque le diagnostic final en est de cancer, le choix de traitements est vaste et les résultats très encourageants. Mieux vaut quand même prévenir que guérir. 

Le mot de la fin

Vous l’avez sûrement compris, le VPH et le cancer du col de l’utérus sont indiscutablement liés. Pourquoi ne pas profiter du moment du test Pap pour aborder avec votre médecin la question du VPH et lui demander son avis sur la vaccination ?

Si vous n’avez pas de médecin, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne pour passer un test Pap avec une de nos infirmières qualifiées en cliquant ici ou par téléphone au 514 787-0055.

Quelques conseils

Comment se préparer pour un test Pap ?

Il est préférable de prévoir le moment de votre rendez-vous de manière à ne pas avoir vos règles le jour du test. Des saignements très peu abondants ne vous empêcheront toutefois pas de passer le test. Mieux vaut ne pas avoir de relations sexuelles dans les 24 heures précédant le test ni utiliser crèmes, tampons, mousses, gels contraceptifs tels des spermicides, car ces produits peuvent occulter des cellules anormales. Évitez également de passer le test Pap pendant le traitement d’une infection cervicale ou vaginale.

Un peu d’histoire

Qui a inventé le test Pap ?

Le test Pap (que l’on appelle également la coloration de Papanicolaou) a été inventé par un médecin d’origine grecque, le Dr George Nicholas Papanicolaou, qui a passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Il a consacré sa carrière à la détection précoce du cancer du col utérin. C’est lui qui a mis au point la technique de détection du cancer du col utérin au moyen d’un frottis vaginal de dépistage, le test Pap, qui est encore utilisé aujourd’hui à l’échelle mondiale. 

Liens utiles

Les condylomes et le VPH — Clinique A rue McGill
INFO-TEST PAP — Site d’information interactif préparé par la Société canadienne des colposcopistes

Fiches d’information publiées par la Société canadienne du cancer :
Cancer du col de l’utérus
Dépistage du cancer du col de l’utérus
Facteurs de risque

Les infections au VPH et le portrait des cancers associés à ces infections au Québec — INSPQ
Le vaccin contre le VPH — Agence de la santé publique du Canada