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MTS ou ITS, est-ce la même chose ?

3 novembre 2015

On peut répondre à cette question par… oui et non.

Oui, car que l’on dise MTS (maladie transmise sexuellement) ou ITS (infection transmise sexuellement), nous comprenons la même chose.

Non, car une « maladie », en règle générale, provoque des symptômes, contrairement à une infection qui peut être silencieuse, c’est-à-dire sans symptômes. Or, la plupart des ITS sont asymptomatiques. Le terme « infection » est donc plus approprié, et incite au dépistage même en l’absence de symptômes.

Au Québec, l’expression ITSS est consacrée, et englobe les infections transmissibles sexuellement et par le sang. En France, on utilise l’acronyme IST (infections sexuellement transmissibles).

Qui est touché par les ITSS ?

Tous ceux et celles qui sont sexuellement actifs sont susceptibles de contracter une ITSS, même après un seul contact. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que plus d’un million de personnes contractent une ITSS chaque jour, et que chaque année, elles sont 500 millions à contracter la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis ou la trichomonase (infection vaginale). Plus de 530 millions de personnes ont contracté l’herpès génital, à l’échelle de la planète, et plus de 290 millions de femmes, le VPH (virus du papillome humain). Seulement au Québec, on a observé une augmentation de 209 % des cas de chlamydia entre 1997 et 2013, tous sexes et groupes d’âges confondus.

Il n’est donc pas exagéré de dire que les ITSS, ça nous concerne tous.

Qu’est-ce qu’une ITSS, exactement ?

Une ITSS est une infection transmissible sexuellement et par le sang qui se contracte lors d’un rapport sexuel vaginal, anal ou buccal avec une personne infectée, ou par le biais du partage d’aiguilles (ou matériel servant à consommer des drogues infectables ou intranasales ou de tatouage et piercing) non stérilisés. L’infection est causée par des bactéries, des parasites ou des virus qui se trouvent dans les fluides corporels (le sperme, le sang, les sécrétions vaginales) ou dans les muqueuses de la personne infectée.

Il existe plusieurs ITSS, dont les principales sont la chlamydia, la gonorrhée, la trichomonase, l’herpès génital, le VPH, le VIH, le VHB (hépatite B) et le VHC (hépatite C) et la syphilis.

Quand les MTS sont-elles devenues des ITSS ?

Les changements d’appellation expriment souvent une évolution dans un domaine en particulier. C’est le cas en 1999, lorsque les « MTS » deviennent des « ITS » ou « ITSS ». Comme cité au début de ce billet, ce changement était fondé sur la volonté d’amener les populations à se faire dépister même en l’absence de symptômes, contrairement à l’attente de l’apparition de symptômes avant de consulter — ce que l’on fait, généralement, dans le cas de « maladie ».

L’importance du dépistage systématique (ou régulier) des infections asymptomatiques tient au fait qu’elles comportent un risque accru de transmission et de propagation, puisque les personnes infectées ignorent qu’elles le sont. Celles-ci courent également un plus grand risque de contracter le VIH, en raison de l’inflammation (même si non ressentie) causée par les ITS.

Par ailleurs, certains sont d’avis que ce changement de nom témoigne également de la volonté de lutter contre la stigmatisation des personnes infectées ; autrefois, on allait jusqu’à parler de « maladie honteuse » !

Comment prévenir les ITSS ?

Les conséquences des ITSS non traitées sont parfois graves, pouvant causer une infertilité, une salpingite, certaines formes de cancer ou même la mort.

La prévention des ITSS nous appartient tous personnellement. La règle d’or : en cas de vie sexuelle active, se faire dépister régulièrement. Il faut toujours garder en tête que les ITSS sont souvent asymptomatiques.

Plusieurs moyens de prévention s’offrent à nous, notamment :

  • La monogamie, à condition de vous assurer que votre partenaire n’est pas infecté, et qu’il ou elle n’a pas de rapports sexuels avec d’autres partenaires.
  • L’utilisation systématique et adéquate du condom.
  • Le dépistage régulier (au moins une fois l’an) des principales ITSS
  • L’utilisation du condom ou de la digue dentaire lors de relations oro-génitales.
  • Une bonne hygiène dentaire.
  • Ne pas partager de seringues, aiguilles ou autres objets ou matériel servant à consommer des drogues injectables ou intranasales; s’assurer d’un équipement stérilisé lors de tatouages.

Ne pas oublier que les risques augmentent avec le nombre de partenaires. Votre médecin peut vous aider à déterminer la fréquence de vos dépistage (aux 3 ou 6 mois) selon votre historique et style de vie. 

Et se rappeler que la consommation de drogues et d’alcool peut causer la diminution des inhibitions, et nous amener à adopter des comportements à risques.

Mot de la fin

Un petit coup d’œil sur l‘évolution terminologique des ITSS permet de constater… qu’on revient de loin ! En 1527, le médecin français Jacques de Béthencourt est le premier à écrire sur la syphilis (qu’on appelait alors la vérole ou grosse vérole, et qui souvent désignait toutes les « maladies honteuses »), qu’il rebaptise « maladie vénérienne ». On peut penser qu’il souhaitait lutter contre la stigmatisation de son peuple, car jusque là, on parlait du « mal français » ou du « mal de Naples » dont le traitement était « un carême de pénitence et de purgatoire (40 jours d’abstinence) ».

Heureusement que les traitements, tout comme les mentalités, ont évolué depuis !