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L’herpès ou « les feux sauvages de l’amour »

Par Dre Hamel

17 février 2015

Chocolat, mots doux, roses rouges, surprises…
(Euh… Pas toujours bonnes, les surprises ☹)

En général, Valentins et Valentines se laissent porter pendant longtemps par le souvenir des moments magiques de la Saint-Valentin. Échanges passionnés, nuits endiablées, explorations, nouvelles rencontres… Soirée haute en émotions et en surprises... Vivement l’année prochaine !

Les surlendemains de la Saint-Valentin

Les lendemains de la Saint-Valentin peuvent aussi être porteurs de « mauvaises » surprises. Les jours qui suivent la Fête des amoureux sont parmi les plus occupés de l’année dans les cliniques spécialisées en santé sexuelle.

Parce que bien sûr, qui dit « Fête des amoureux » dit « relations sexuelles ».
Et malheureusement, le 14 février n’est pas jour de grève pour les ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang).  

« Aïe », vous dites-vous peut-être. « Ai-je été assez prudent(e) ? »
Et qu’en est-il des ITS qui peuvent tout de même se transmettre malgré le port du condom ?

Les feux sauvages de l’amour

Restons dans la thématique et concentrons-nous sur une de ces infections : le fameux « feu sauvage de l’amour » — oui oui, celui qui peut ruiner votre photo de graduation ou votre premier rendez-vous galant. La « maladie du baiser » peut se contracter au niveau oral, et au niveau des parties génitales. 

En fait, ce n’est pas tant une maladie, mais une infection par un virus, celui de l’herpès.

L’herpès simplex est très fréquent, il est donc important d’en connaître plus sur sa nature et son comportement.

Par exemple, saviez-vous qu’une personne peut être porteuse du virus, ne pas développer de symptômes, et le transmettre quand même à ses partenaires ? Qu’il y a deux types d’herpès simplex ? Qu’il n’existe toujours pas de vaccin pour le prévenir ? Herpès buccal ou génital, il n’existe pas non plus de traitement pour les éradiquer. On ne peut qu’en soulager les symptômes.  

Bref, que vous soyez inquiétés par une lésion anormale au niveau génital, ou que vous désiriez avoir plus d’informations sur le virus, n’hésitez pas à vous adresser à un professionnel de la santé, car le virus de l’herpès simplex est bien compliqué.

En connaissant mieux ses particularités, nous pourrons collectivement mieux freiner sa propagation.

Sur ce, je vous souhaite beaucoup d’amour et de sexe (sécuritaire) pour l’année 2015 !

Quelques infos pratiques sur l’herpès

  • L’herpès simplex de type 1

Il se manifeste au niveau de la bouche et ressemble à un « bouton de fièvre ». Extrêmement contagieux, il se transmet généralement par contact avec les particules virales présentes dans une lésion, la salive, la bouche ou les lèvres d’une personne infectée, ou en partageant un objet contaminé par la salive d’une personne présentant une lésion herpétique. Il peut également être transmis aux parties génitales, lors de rapports oraux génitaux.

En savoir plus sur l’herpès buccal

  • L’herpès simplex de type 2

Il se manifeste au niveau des parties génitales, et comprend une gamme très large de symptômes. La majorité des personnes infectées peuvent avoir des symptômes atypiques ou mineurs, ou ne pas développer de symptômes, ignorant ainsi qu’elles sont infectées.

Il se transmet par contact sexuel, soit par simple contact de la peau ou avec des sécrétions génitales contaminées. Ceci veut dire qu’il y a un risque associé à la pénétration sexuelle (vaginale, anale ou buccale), mais aussi à un contact direct sans pénétration.

Les personnes infectées par l’herpès génital, même en dehors des « crises » ou « poussées », ou sans éprouver de symptôme, peuvent excréter le virus de l’herpès à travers la peau de façon occasionnelle.

En savoir plus sur l’herpès génital

Dire ou ne pas dire à notre partenaire que l’on est porteur du virus de l’herpès  ?

Il est très important d’informer vos partenaires sexuels. Cependant, il n’y a pas de réponse simple sur le « comment l’annoncer ». À la Clinique A rue McGill, nous offrons un service de consultation sous forme de conseils individuels ou en couple en cas d’herpès génital.