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Quelques nuances de BDSM

19 novembre 2015

Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadomasochisme… Ce sont les mots qui correspondent à l’acronyme BDSM, une pratique sexuelle qui existe depuis la nuit des temps, mais qui s’était montrée plutôt discrète, jusqu’à la publication récente de la trilogie Fifty Shades of Grey (50 nuances de Grey). S’agit-il d’une pratique malsaine qu’il faut condamner ?

L’origine étymologique du terme (la même que le « sadisme ») et les mots qui y sont souvent associés (déviance, perversion, pathologie, douleur) pourraient laisser croire que oui. Et pourtant… Les avis sont partagés, et ça dépendrait de plusieurs facteurs.

Qu’est-ce que le BDSM ?

Le BDSM fait référence à des « jeux » sexuels très variés, codifiés et scénarisés entre adultes consentants, dans un but de plaisir qui trouve ses sources dans la douleur, la domination et l’humiliation. Wikipédia parle « d’une forme d’échange contractuel », car, effectivement, le consentement se doit être au centre de ces pratiques. Dans certains cercles, un contrat est réellement signé. Bien que cela en surprenne plusieurs, il existe une « éthique BDSM », fondée sur le respect, la communication et la sécurité.

Selon une adepte, le BDSM, ce n’est pas du tout ce que l’on retrouve dans 50 nuances de Grey, ni dans les livres, ni dans le film, puisqu’on y présente une version malsaine du BDSM, comme s’il s’agissait d’un refuge pour des anormaux.

Qui pratique le BDSM ?

On assiste depuis quelques années à une certaine « démocratisation » de la littérature érotique, sans doute responsable du succès remporté par les livres d’E. L. James, vendus chacun à plus de 100 millions d’exemplaires. Bien que marginal, le BDSM est désormais reconnu, commenté, analysé, critiqué, et ce, à l’échelle planétaire.

Selon les chercheurs, il est difficile d’évaluer le nombre d’adeptes du BDSM, mais l’abondance de livres et de sites Internet qui y sont consacrés leur permet d’estimer qu’environ 10 % de la population générale en Amérique du Nord et en Europe pratiquerait une forme de BDSM, des individus en général scolarisés et bien adaptés à leur environnement social.

D’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à s’exposer, souvent (mais pas toujours) sous le couvert de l’anonymat. La plupart du temps, ils s’expriment publiquement pour contrer les mythes qui circulent à leur sujet, et surtout pour dénoncer le fait que l’on associe trop souvent la violence sexuelle au BSDM, ce à quoi ils s’opposent vertement. « La différence entre le BSDM avec consentement et le BSDM sans consentement équivaut à la différence entre un rapport sexuel consensuel et un viol », peut-on lire dans un article d’un webzine, dans le contexte de l’affaire de Jian Ghomeshi, animateur à la CBC. Celui-ci fait face à des accusations d’agressions sexuelles, alors qu’il prétend qu’il s’adonnait plutôt à des relations « hard », mais consensuelles.

Quand le BDSM est-il dangereux ?

Comme le dit Jocelyne Robert, auteure, sexologue et sexosophe, « en matière de sexualité comme en toute autre, un consentement n’est jamais bétonné. Il se renouvelle au fur et à mesure du déroulement d’une activité commune ou d’un partage ».

Les membres de la communauté BDSM vous diront que l’existence des « safe words » (mots d’alerte) fait en sorte d’exclure tout danger. Lorsque prononcés, ces mots convenus d’avance doivent interrompre sur-le-champ les « activités ». Ça, c’est la théorie. En pratique, une étude finlandaise a révélé qu’une certaine proportion des adeptes du BDSM estiment avoir été victimes d’abus sexuels. Plus souvent les femmes que les hommes, par ailleurs. Au-delà du « mot d’alerte », le mot d’ordre demeure… prudence ! 

Comment pratiquer le BDSM sans risque

Dans son mémoire en vue de l’obtention d’une maîtrise en sexologie à l’UQAM, Jessica Caruso explique que la règle numéro 1 du BDSM est le « Safe, Sane and Consensual (SCC) », c’est-à-dire que toutes les pratiques se doivent d’être sécuritaires, saines et consensuelles. La consommation d’alcool ou de drogues n’est tolérée que dans des limites raisonnables, et les pratiques dangereuses sont exclues. 

Les jeux impliquant des fluides corporels, même la pénétration génitale, ne sont pas monnaie courante, et le cas échéant, il est impératif de porter un condom. Encore une fois, la prudence est de mise, également lorsque des jouets ou instruments sont utilisés, lesquels ne devraient pas être partagés.

Pourquoi le BDSM ?

En fait, la question pourrait se poser ainsi : « Pourquoi ça fait du bien alors que ça devrait faire mal ? ». À ceci, certains répondent que ça n’a rien à voir avec une enfance malheureuse ou la perversité, mais que ce sont les endorphines qui en sont responsables, les mêmes qui procurent un sentiment de bien-être après la pratique d’une activité physique.

D’autres expliquent que la pratique du BDSM aurait une influence sur l’irrigation du cerveau en modifiant l’état de conscience et vont même jusqu’à comparer ses effets à ceux du yoga ou de la méditation.

Le mot de la fin

Si plusieurs études portant sur le BDSM tendent aujourd’hui à en faire une pratique plutôt récréative – et non plus l’expression de processus pathologiques, certains experts, dans certaines circonstances, parlent toujours de « dysfonction sado-maso » ou encore de « déviance sexuelle ».

C’est le cas de Jocelyne Robert, selon qui ceux ou celles qui ne peuvent obtenir satisfaction érotique sans avoir recours à la douleur souffrent et aimeraient guérir. Elle distingue ceux-ci des personnes qui sont capables de satisfaction sans avoir recours aux pratiques sado-masos, mais qui s’y prêtent, de temps en temps.

Enfin, elle nous met en garde contre le « prétexte sado-maso » à la mode, car « à tort et à travers, le jeu BDSM devient un vrai fourre-tout, prétexte à justifier l’injustifiable ».

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