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Test Pap et vaccin contre le VPH : formule gagnante pour prévenir le cancer du col de l’utérus
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Le blogue #égalsexy, par Anne-Marie Dupras
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Je me suis demandé pourquoi j’avais peur, par Guillaume Lambert
La sexualité des aînés, par Janette Bertrand
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Quelques nuances de BDSM
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Des fantasmes et autres rêveries sensuelles
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L’hygiène intime, côté hommes
Hygiène féminine : finies les obsessions!
Réduire le risque du cancer de la prostate : à vous de… jouer!
Combien de fois on fait l'amour pour vrai?
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L'amour, l'été
Vous partez en voyage? N’oubliez pas les vaccins!
Les ITSS en hausse chez les 50 ans et +
La trousse santé en voyage : un must!
La pansexualité, qu’est-ce que c'est?
Réjean Thomas est nommé Officier de l'Ordre national du Québec
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La vie sexuelle après un accouchement
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Histoires de viols : l’importance de croire les victimes
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Santé sexuelle et alimentation
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Les gars, le VPH, ça vous concerne aussi !
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Journée de la femme et Contraception : la pilule en continu
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« Trop aimer », c’est possible ?
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Chlamydia et gonorrhée 
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La gonorrhée inquiète l'OMS
VIH : Des scientifiques du NIH identifient une nouvelle protéine qui inhibe le virus
Dossier sur le PREP (Truvada®)
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Augmentation de la syphilis infectieuse chez les jeunes
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Syphilis chez les femmes au Québec
La Clinique A rue McGill à l'émission Une pilule, une petite granule
La Clinique A rue McGill

Aimer son corps

15 mars 2016

On ne peut que saluer — voire célébrer ! – les initiatives qui font la promotion « d’une image corporelle saine et diversifiée ». On le sait : les images « beauté » véhiculées par la mode et la publicité peuvent avoir un impact sur l’estime de soi et — on le constate de plus en plus — sur la santé physique et psychologique de plusieurs personnes, surtout des femmes et des adolescent(e)s.

Théoriquement, on est tous d’accord, et de plus en plus de gens rejettent les cultes de la « minceur », ou du (supposé) « corps parfait ». Mais lorsque vient le temps de se déshabiller en bonne compagnie, c’est une autre paire de manches. Pourquoi est-ce si difficile d’aimer notre corps ?

Quand les complexes pèsent sur notre vie sexuelle

Nombreuses sont les femmes persuadées qu’en changeant leur apparence physique, elles feront mieux et plus souvent l’amour. C’est aussi l’impression de certains hommes. Bien sûr, se sentir désirable est essentiel. Mais le poids ou le petit défaut qui nous obsède y sont-ils vraiment pour quelque chose ?

Si ceux et celles (surtout celles) qui peuvent déclarer être satisfaits(es) de leur apparence physique sont rares, il semble que la tyrannie du culte de la minceur ou des canons de beauté imposés par notre époque n’en soient pas les seules ou principales causes.

Notre relation à notre corps est complexe et dépend de plusieurs facteurs, physiques, bien sûr, mais aussi psychologiques — combien de fois avons-nous entendu une personne très mince se plaindre d’être trop grosse ? L’appréciation de son corps serait intimement liée à l’estime de soi et à une représentation souvent erronée de notre physique, en tout ou en partie(s).

Ne pas aimer son corps peut : nous rendre aveugles au désir de l’autre, ne pas « croire » l’autre quand il (elle) semble nous désirer, nous amener à attendre d’avoir perdu ou gagné ces 2 kilos avant de nous rapprocher ou encore nous porter à cacher certaines parties de notre corps dans l’intimité. Ces réflexes peuvent miner ou brimer notre plaisir, devenir l’obstacle entre nous et une vie sexuelle épanouie.

La clé serait de s’accepter « dans sa globalité ».

Comment (ré)apprendre à célébrer son corps

En 2013, la compagnie Dove a engagé un dessinateur spécialisé pour réaliser les portraits-robots de quelques femmes selon deux descriptions : celle de la femme elle-même (cachée derrière un écran), et celle d’une personne croisée dans la salle d’attente du studio photo. L’expérience a été concluante : en se décrivant, les femmes ont tendance à s’enlaidir.

Un article de Psychologies.com rapporte les propos du psychanalyste Juan-David Nasio, selon qui notre perception de nous-mêmes est le reflet de la manière dont nous avons été aimés ou maltraités, de commentaires entendus dans la cour d’école ou à la maison. « Elle ne peut qu’être fausse, déformée par nos émotions, nos souvenirs d’enfance et le regard des autres ». À son avis, « ce qui nous agite à l’intérieur se voit à l’extérieur ». Autrement dit, nous décidons souvent pour les autres comment ils devraient nous percevoir.

Pour venir à bout de nos complexes, ou avant de changer notre apparence, ou du moins, plutôt que d’attendre une transformation pour vivre pleinement sa sexualité, mieux vaut travailler sur notre perception que sur celle que nous offrons ou pensons offrir aux autres, et essayer de comprendre d’où viennent nos insatisfactions (ou obsessions).

Certains spécialistes seraient d’avis que « l’équilibre et le bien-être passent d’abord par une plus grande conscience de son corps, saisi dans sa réalité, et non dans le fantasme tel que le montrent le cinéma et la publicité », rapporte la journaliste Marie-Andrée Lamontagne, dans un article de Elle Québec. Être en contact avec son corps contribuerait à se réconcilier avec celui-ci : « se constituer un bagage de sensations, sentir son corps dans le mouvement, entendre sa respiration, apprendre à toucher les êtres et les objets ». Une forme d’apprivoisement dans l’action, manière de ne faire qu’un avec cette (grande) partie de ce que nous sommes.

Dans certains cas, l’aide d’un professionnel peut s’avérer précieuse. Selon Didier Prades, psychothérapeute, « même ceux qui sont convaincus de ne pas s’aimer possèdent une petite quantité d’amour de soi, qu’il est toujours possible de développer ».

Le mot de la fin

« Vous êtes 20 % plus belle aux yeux des autres que le reflet que vous apercevez chaque jour dans le miroir », nous dit Dre Eva Ritvo, psychiatre au Mount Sinaï Medical Center en Floride. En nous regardant, nous ne portons attention qu’aux (parfois tous petits ou très spécifiques) détails physiques, alors que les autres perçoivent beaucoup plus d’aspects qui font de nous un être unique : notre personnalité, style, intelligence, charme, etc.

Et comme disait Baudelaire (Curiosités esthétiques, 1868) : « Le Beau est toujours bizarre (…) il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et (…) c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. »

Alors, dans le doute, surtout ne pas s’abstenir… d’accueillir joyeusement le désir de l’autre et de profiter pleinement de tous les plaisirs que notre corps peut nous offrir. #égalsexy

Lien utile :
Cinq exercices pour accepter son corps
 

Infos utiles

Qu’est-ce qu’un poids santé ?

Santé Canada, se fondant principalement sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, émet des lignes directrices pour la classification du poids chez adultes, utilisant deux mesures, soit l’IMC et le tour de taille.

L’IMC, qui fait l’objet de certaines critiques, donne une « note » qui détermine si notre corps est maigre, normal, en surpoids ou obèse. L’Intervalle qui correspond au « poids normal » est assez large. À titre d’exemple, l’IMC d’une personne qui mesure 1m67 (5’ 6 ‘’) sera considéré comme normal si son poids se situe entre 58 kg et 68 kg (129 lb et 150 lb). Le calcul de l’intervalle du poids santé peut donc s’avérer utile.

Certains préfèrent le « poids d’équilibre », lié à l’histoire de chacun et qui peut évoluer au cours de la vie en fonction de certains facteurs (hérédité, âge, état de santé). Le corps aurait tendance à toujours revenir à ce poids d’équilibre « programmé » (mais qui ne correspond pas nécessairement à ce que nous souhaiterions !).

Pourquoi un poids santé ?

Même si on s’oppose au culte de la minceur, il demeure que l’obésité est un enjeu majeur de santé publique — l’OMS parle d’épidémie. Au Canada seulement, le taux d’obésité a triplé entre 1985 et 2011. Certains, comme le Dr Richard Béliveau, docteur en biochimie et auteur des livres Les aliments contre le cancer, sont d’avis qu’on ne peut être en surpoids et en bonne santé. Selon lui, « le problème du surpoids n’est pas d’ordre esthétique, mais bien physiologique ». Il va jusqu’à dire que l’obésité est un facteur de risque de mortalité, peu importe que l’individu soit en bonne condition physique ou non. Rien pour aider l’acceptation des « rondeurs ».

Le Fonds mondial de recherche sur le cancer (le FMRC) a émis dix recommandations, en se fondant sur la compilation de plus de 400 000 études. Parmi celles-ci : maintenir un poids santé, bouger au moins 30 minutes par jour, éviter les aliments transformés industriellement, consommer cinq à dix portions de fruits et légumes par jour et, évidemment, ne pas fumer.

Qui devrait s’inquiéter de son poids ?

Dans certains cas, il peut être bénéfique ou indiqué de perdre ou de gagner quelques kilos.

Pour ce faire, au lieu de parler de « diète » ou de « régime », parlons plutôt d’adopter de bonnes habitudes alimentaires en vue d’atteindre un poids santé. Il existe certains trucs (ici et ici) qui peuvent nous aider à maigrir ou à prendre du poids sans régime. En tout temps, mieux vaut se méfier des mythes et recettes miracles, qui peuvent mener à des carences ou déséquilibres alimentaires.

N’hésitez pas à en parler à votre médecin ou nutritionniste, de bons guides pour déterminer dans quelle mesure vous devriez effectivement perdre ou gagner du poids.